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 La GREVE, c'est pas que le 29 JANVIER

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Jedi69
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MessageSujet: La GREVE, c'est pas que le 29 JANVIER   Dim 8 Fév à 3:12

Wesh mon petit univers Hiphop du 6.9. !!!

Bien ou bien ?


La lutte contre l'accentuation de crise économique du capitalisme ne se limite pas à ce bled et au 29 Janvier :

http://www.dailymotion.com/video/x87gg1_manifestation-paris-29-janvier-2009_news

ça se passe là bas aussi :

En MARTINIQUE

http://www.rfo.fr/v4_player2_jt.php3?ids=2


En GWADELOUP

http://www.rfo.fr/v4_player2_jt.php3?ids=1

Et puis en Grèce, en Islande, à Madagascar, en Angleterre ... en fait, partout dans le monde les bourgeois ont provoqué les exploités à se protéger, à se défendre ... alors, c'est pas encore la contre offensive des travailleuses, travailleurs à travers le monde, ni même la révolution prolétarienne ...

Mais les paysans, les ouvriers reprennent le chemin des luttes, les traditions internationales du mouvement ouvrier depuis plus de siècles, les drapeaux rouges ressurgissent dans les manifestations à la télé, sur internet ... certains disaient que c'était démodé, dépassé, la bourgeoisie elle même l'a réactualisé en provocant les exploités.

Je sais pas vous, mais moi, ça me fait plaisir.

et plus que jamais : LÈVE TON POING EN L'AIR

C'EST PAS AUX EXPLOITÉS DE PAYER LEURS CRISE !!!


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teckel
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MessageSujet: Re: La GREVE, c'est pas que le 29 JANVIER   Dim 8 Fév à 20:52

on y peut rien man c'est un cycle et y'en aura d'autres...
il y aura toujours des exploitants et des exploités, des gros, des maigres, des beaux, des moches alors stp arrêtes de faire chier le monde...

si t'as honte de ton espèce ben sucides toi.

biz
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Jedi69
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MessageSujet: Re: La GREVE, c'est pas que le 29 JANVIER   Lun 16 Fév à 2:06

Wesh mon petit univers hiphop du 6.9.!!!

Bien ou bien ?


T'es le monde toi maintenant ?

Et tu es l'espèce humaine ? ...

heu ... la race Humaine, une seule et même race sur toute la planète, c'est ce que tu es maintenant ?

T'as fait des progrès ...

La révolution ça sera quand tu verras dans l'Humanité cette division profonde entre exploiteurs et exploités?

Et surtout quand tu verras que les exploités ont énormément de potentiel, de capacité pour résoudre la crise mondiale du capitalisme ... en détruisant le système capitaliste, en renversant la bourgeoisie, en prenant le pouvoir à leur tour en Guadeloupe, en Islande, en Palestine, en Grèce, en Israël, à la Réunion, en Martinique, à Madagascar, en fait partout dans le monde !

Partout dans le monde ils prendront ils prendront l'argent des mains des capitalistes, des millionnaires, des milliardaires, et à leur tour, aux travailleurs d'avoir le pouvoir, de devenir milliardaire, millionnaire, de contrôler l'économie mondiale collectivement, unis, soudés, armés jusqu'au dent ... de l'opinel ... aux avions, aux satellites ...

Bon, en fin, bref, on en est pas là ... mais presque quand tu vois ça, la catastrophe mondiale du capitalisme où les travailleurs cherchent et veulent imposer des solutions vitales, urgentes :

Guadeloupe, Elie Domota, Dirigeant LKP(Alliance contre l'Exploitation) dénonce Jégo sur Fr3 13-02-09

http://www.dailymotion.com/video/x8d6vt_guadeloupe-elie-domota-lkp-denonce_news

CANAL 10 (Infos sur les Antilles et la Guyane)

http://www.orangecaraibe.com/?checkBrowser=false&#

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teckel
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MessageSujet: Re: La GREVE, c'est pas que le 29 JANVIER   Mer 18 Fév à 1:55

mais comme t'es c**...
ça fait flipper je te jure...

pour que tout soit beau et rose, il faudrait que tout le monde soit pareil, pense pareil, aient les mêmes intérets...

t'aspires à un monde plein de diversité (tout comme moi d'ailleur)? et ben faut en assumer les conséquences....

l'amour c'est quoi à ton avis? c'est les hommes qui l'ont inventés pour satisfaire leur narcissisme naturel : on à romantisé quelque chose d'animal : le cul...

l'homme est une bête, la vie est une jungle et c'est la loi du plus fort... mais t'as quel âge, tu connais pas la vie toi...

et moi je suis assez couillon pour te répondre je suis gentil (parce que je sais pas si tu vois mais tes posts sont des flops tu fais trop dormir).

biz
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Jedi69
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MessageSujet: Re: La GREVE, c'est pas que le 29 JANVIER   Jeu 26 Fév à 4:01

Wesh mon petit univers Hiphop du 6.9.!!!

Bien ou bien ?


Bon, Deffective, tu t'es déjà fait bannir 2 ou 3 fois, recommence pas à prendre ce ton provoquant avec moi.

Tu te prends pour qui ?

Allé, je t'ai fait un album photo de mes frères et soeurs exploités.

teckel a écrit:

pour que tout soit beau et rose, il faudrait que tout le monde soit pareil, pense pareil, aient les mêmes intérets...

C'est :

-BAISSER LES PRIX

-AUGMENTER LES SALAIRES

-PRENDRE SUR LES MILLIARDS

-S'EN PRENDRE AUX GRANDS CAPITALISTES




teckel a écrit:

t'aspires à un monde plein de diversité (tout comme moi d'ailleur)? et ben faut en assumer les conséquences....

Heu, regardes les dom-tom, la population est métissées, regarde l'Amérique du sud au nord, c'est métissés ... de la bourgeoisie aux prolétaires, Obama c'est pas le seul bourgeois aux USA, ça n'empêche pas qu'ils sont pas dans le même camp, il y a les exploiteurs et les exploités.



teckel a écrit:

l'amour c'est quoi à ton avis? c'est les hommes qui l'ont inventés pour satisfaire leur narcissisme naturel : on à romantisé quelque chose d'animal : le cul...

Heu, je vois pas ce que tu veux dire ? Pourquoi la vulgarité, ce côté mauvais garçon ?

Tu parles de sexualité, tu es contre ? C'est quand même avec ça que l'Humanité est de plus en plus nombreuses ...

Tu te rends compte qu'au début du 20ème siècle on était 1.6milliards d'êtres humains sur terre. Maintenant on est plus de 6 milliards.

Tu te rends compte qu'on a les capacités de nourrir 2 fois L'HUMANITÉ, alors que dans les autres secteurs économiques autre que l'agro-alimentaire, les capacités sont plus grandes, illimitées.

Alors quand on manifeste dans la rue pour la baisse des prix, l'augmentation des salaires, pour pas s'effondrer dans la misère, pour consommer des richesses où que ce soit dans le monde, je trouve que c'est une belle invention, de belles aspirations, saines, légitimes, raisonnables, rationnelles, scientifiques.



teckel a écrit:

l'homme est une bête, la vie est une jungle et c'est la loi du plus fort... mais t'as quel âge, tu connais pas la vie toi...

Les êtres humains ont mis les bêtes en élevage, dans les zoos, les réserves.

On a les capacités de produire de la viande pour 2 Humanités.

Quand à la loi du plus fort, oui, on sait, pour le moment c'est la bourgeoisie qui l'exerce. Mais sinon, c'est pour ça que la force des travailleurs c'est la grève, les masses, les foules qui descendent dans les rues.



teckel a écrit:

et moi je suis assez couillon pour te répondre je suis gentil (parce que je sais pas si tu vois mais tes posts sont des flops tu fais trop dormir).

La discussions à été lu au moins une 60aine de fois. Même si tu réponds pas, c'est pas grave, d'autres trouve ça intéressant, pertinent, d'actualité.





Ça, c'est pour le plaisir, de la gourmandise politique à la Jamel Comédy club :



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teckel
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MessageSujet: Re: La GREVE, c'est pas que le 29 JANVIER   Jeu 26 Fév à 21:27

ptin mais t'es irrécupérable quand je dis diversité tu penses à couleur de peau....
si on interdit la glace à la vanille ben les accros de la glace à la vanille vont se rebeler c'est ça que je veut dire.
pour certains c'es important de gagner de l'argent, pour d'autre c'est vivre dans les bois et respecter l'environnement = conflit parce que c'est gens n'ont pas les mêmes intérets et veulent mettre les leurs au devant de la scéne.

ya tellement de diversité d'opinion man que ton égalité et ta paix ça n'arrivera jamais.

sinon, encore heureux que obama soit un bourgeois ayant des diplomes et une bonne éducation... parce que élire en président des USA le propriétaire d'une épicerie sous prétaxte qu'il représente les travailleurs... ouaouuuuuuuu.

la révolution ne servirai qu'à une chose: ramener la France à l'age de pierre...

de toute façon faire des barrages bruler des voitures comme en guadeloupe ça sert à rien... pourquoi ils vont pas mettre des bombes à l'élysée? ça pourrait marcher cheers ça c'est de la lutte utile. mais là ils bousillent leurs propres routez et leur propres commerces.... et ils lèvent leurs barrages.... ça aura servit à rien man.

biz
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MessageSujet: Re: La GREVE, c'est pas que le 29 JANVIER   Dim 1 Mar à 16:11

Wesh mon petit univers Hiphop du 6.9.!!!

Bien ou Bien ?


teckel a écrit:
ptin mais t'es irrécupérable quand je dis diversité tu penses à couleur de peau....
si on interdit la glace à la vanille ben les accros de la glace à la vanille vont se rebeler c'est ça que je veut dire.
pour certains c'es important de gagner de l'argent, pour d'autre c'est vivre dans les bois et respecter l'environnement = conflit parce que c'est gens n'ont pas les mêmes intérets et veulent mettre les leurs au devant de la scéne.

ya tellement de diversité d'opinion man que ton égalité et ta paix ça n'arrivera jamais.

Boulet

BAh, regardent comment la diversité peu s'unir, il y a de la solidarité, de la fraternité, des intérêts communs.

Les différentes organisations du LKP:

LKP-Alliance Contre l'Exploitation a écrit:


ADIM - AFOC – AGPIHM - AKIYO – AN BOUT’AY - ANG - ANKA – ASSE - ASS.AGRICULTEURS DU NORD BASSE-TERRE – ASS.LIBERTE EGALITE JUSTICE - CFTC - CGTG (Elie DOMOTA) – CNL - COMBAT OUVRIER (Jean Marie Nomertin)– COMITÉ DE L’EAU - CONVENTION POUR UNE GUADELOUPE NOUVELLE – COPAGUA – CSFG - CTU – ESPERANCE ENVIRONNEMENT – FAEN SNCL - FO – FSU – GIE SBT - KAMODJAKA - KAP Gwadloup - LES VERTS - MADICE – MAS KA KLE - MOUVMAN NONM - PCG – SGEP/SNEC/CFTC - SOS B/Terre ENVIRONNEMENT – SNUIPP - SPEG - SUD PTT GWA – SUNICAG - SYMPA CFDT - TRAVAYE é PEYIZAN - UDCLCV - UIR CFDT – UNSA - UGTG - UPG - UPLG - UMPG – VOUKOUM – ADEIC

Pareil en Martinique :



Les travailleurs sont capable de s'unir, se souder, de se serrer les coudes fermement :


Là c'est à l'enterrement de Jacques Bino



Pour te dire qu'ils rigolent pas, voilà le service de sécurité :






teckel a écrit:

sinon, encore heureux que obama soit un bourgeois ayant des diplômes et une bonne éducation... parce que élire en président des USA le propriétaire d'une épicerie sous prétexte qu'il représente les travailleurs... ouaouuuuuuuu.

la révolution ne servirai qu'à une chose: ramener la France à l'age de pierre...

Toujours dans la surenchère verbale. L'art d'esquiver la réalité, la vérité, de faire du révisionnisme de l'actualité, du négationnisme. C'est du mépris pour les travailleurs manuel et intellectuel, au chômage qui vivent avec le RMI ou même 5 fois plus, disons plus de 2000 Euros.

Genre les travailleuses, travailleurs sans les diplômes de la bourgeoisie e
sont incapable d'intelligence, sont incapable d'avoir de la culture, des connaissances. Bah les grèves te démontrent exactement le contraire, les travailleurs sont capables de vivre sans les milliardaires, ils sont capables d'élire leurs représentants parmi eux, des travailleurs syndicalistes, politiques, associatifs, culturels.

Mais ce qui se passe aux Antilles, c'est pas la révolution prolétarienne, c'est juste une grève pour :

LA BAISSE DES PRIX

L'AUGMENTATION DES SALAIRES

L'EMPLOI


Tout ça contre la vie cher, pour pas s'effondrer dans la misère, pour payer la crise mondiale du capitalisme, des exploiteurs, des profiteurs, des capitalistes comme lui :

Willy Angèle, président du MEDEF-Guadeloupe :


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Jedi69
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MessageSujet: Re: La GREVE, c'est pas que le 29 JANVIER   Dim 1 Mar à 16:15

Wesh mon petit univers Hiphop du 6.9.!!!

Bien ou Bien ?


teckel a écrit:

de toute façon faire des barrages bruler des voitures comme en guadeloupe ça sert à rien... pourquoi ils vont pas mettre des bombes à l'élysée? ça pourrait marcher cheers ça c'est de la lutte utile. mais là ils bousillent leurs propres routes et leur propres commerces.... et ils lèvent leurs barrages.... ça aura servit à rien man.

Heu tes idées terrorristes à "la Bande à Bader", "Jacques Mesrines", ou même ta guerrilla à la "Ché Guévara", ça n'a rien à voire avec la mobilisation des travailleuses, travailleurs dans les villes, à leur rentré en scène dans un rôle publique, sociale, politique, la démonstration de leur importance économique, si eux ne travaillent pas plus rien ne marche, toute la société est basée sur eux, ils sont au coeur de la société, c'est la classe ouvrière.

Il y a une grève depuis 6 semaines, et toi tu vois que ça comme tous les bourgeois, pour discréditer la lutte des travailleurs aux Antilles, ou pour discréditer n'importe quel lutte contre l'exploitation, contre les profiteurs, contre les capitalistes. Tu vois pas que c'est minoritaire, tu vois pas que c'est de la provocation de la petite bourgeoisie, des bandits, des gangsters, des mafieux sur place, c'est dans l'intérêt de la grande bourgeoisie locale.

C'est classique comme méthode de la part de la bourgeoisie. Elle jette la confusion entre les travailleurs en lutte et les provocateurs, provocateurs qui parfois arrivent à entrainer une partie des travailleurs en colère, mais pas l'ensemble. Sinon tu nous pond des opinions de droite réactionnaires, conservatrices, mensongères, tu vois que la plus part c'est des petits bourgeois qui se plaignent, c'est eux qui sont mis en scène :

Carib creol one a écrit:

Par caribcreole 27.02.2009 l 07h27


Guedeloupe. Pointe à Pitre Vendredi 27 février 09. (Caribcreole.com) - Hier dans un edito consacré à un " sondage" publié par le quotidien français ultra réactionnaire "Le Figaro", caribcreole expliquait comment comment certains journaux et journalistes français dans leur "reportage" pratiquaient une désinformation systématique.

Nous publions à titre d'exemple, ci dessous , une "analyse" mensongère, qui n'est rien d'autre qu'une grossière manipulation du "journaliste", Yves Theard. Ce type d'articles, il faut le dire, reflète et conforte une frange de l'opinion française, qui n'a voulu voir dans les revendications du LKP, qu'un prétexte à une lutte pour l'indépendance de la Guadeloupe.

Pourtant, à plusieurs reprises, E. Domota a clairement expliqué, aux journalistes étrangers, qui lui ont posé la question que le LKP n'a jamais porté une quelconque revendication d'indépendance pour la Guadeloupe. LKP est une alliance conjoncturelle, de syndicats, d'organisations politiques et culturelles.



Que veulent les Guadeloupéens du LKP, le collectif contre l'exploitation ? À mesure que le conflit se durcit, les masques tombent, les langues se délient. Paris est bien face à un mouvement que les chefs de la révolte souhaitent voir basculer dans la sécession. Et le mot d'indépendance doit cesser d'être tabou de ce côté-ci de l'Atlantique.

Beaucoup a été dit sur le malaise de la Guadeloupe et de la Martinique. La vie chère, le contrôle de l'économie insulaire par quelques familles ou entreprises, la discrimination raciale, l'éloignement de la métropole sont des évidences que peu de gouvernements ont prises à bras-le-corps pour améliorer l'ordinaire sur place.

La crise mondiale ne pouvait que les accentuer. Il n'est donc pas extraordinaire - à défaut d'être normal - que, comme partout en France, l'inquiétude et le mécontentement s'expriment dans la rue. Surtout quand ils sont entretenus par des visiteurs politiquement intéressés, Olivier Besancenot, Ségolène Royal, José Bové.

Mais cette mauvaise humeur est aujourd'hui dépassée par les prétentions d'Élie Domota, le patron du LKP, et de ses affidés. Leur logique n'est pas sociale, elle est clairement politique. Ce qu'ils ne disent pas le jour en langue française, ils l'affirment la nuit en créole. Le discours est alors plus déterminé, plus musclé, plus radical. Le LKP est pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Ce qui n'est pas une incongruité en soi, mais ce qui donne une précieuse indication sur la nature de sa lutte : l'indépendance est au bout de son chemin.

Comme le montre le sondage du Figaro Magazine à paraître samedi, l'écrasante majorité des Guadeloupéens (80 %) est attachée à la métropole dont elle n'ignore rien de l'aide qu'elle lui apporte. Mais elle est condamnée à se taire face aux pressions, aux intimidations, aux menaces de représailles de Domota et de ses séides. Depuis six semaines que dure le conflit, nombre de salariés ou de petits patrons ont perdu leur emploi ou fermé leur entreprise. S'ils violent l'omerta imposée de force par la clique des indépendantistes, leur vie est en danger. Qui se soucie d'eux ?

Le LKP s'en moque, le gros de ses troupes appartient à la fonction publique dont les fins de mois, elles, sont assurées par l'État français. Ce qui n'empêche pas Domota d'alléguer que les Guadeloupéens vivent « exactement comme au temps de l'esclavage. »

Il est donc urgent que la métropole ouvre les yeux sur la crise antillaise. Elle ne doit pas devenir l'instrument de quelques indépendantistes en mal de publicité et le jouet d'une partie de la gauche en mal de martyrs. De deux choses l'une : ou l'ordre républicain revient à la faveur de négociations qui ne doivent pas dépasser un délai raisonnable ; ou bien un processus d'autonomie à la calédonienne débouchant, un jour ou l'autre, sur l'indépendance doit être engagé. Si l'on en croit notre sondage, cette seconde solution serait acceptée par 51 % des métropolitains. Elle mettrait, en revanche, les Guadeloupéens au pied du mur.

Sinon voilà un début des accords, c'est pas encore l'accord finale :

guadeloupe.franceantilles.fr a écrit:

- Accord régional interprofessionnel sur les salaires en Guadeloupe

(Accord Jacques Bino)

Entre les signataires soussignés :


- Pour les organisations professionnelles d'employeurs UMPEG, UCEG, CRTG, OPGSS, UNAPL ;
- Pour les organisations syndicales de salariés
CGTG, CFDT, CTU, CFTC, CGT-FO, UGTG, UNSA regroupées au sein de Liyannaj Kont Pwofitasyon (LKP),

En présence de Monsieur DESFORGES, Préfet de région Guadeloupe et sous la médiation de Messieurs BESSIERE, LOPEZ, LEMAIRE et ARCONTE Directeurs du Travail.

Préambule
- Considérant que la situation économique et sociale actuelle existant en Guadeloupe résulte de la pérennisation du modèle de l'économie de plantation.
- Considérant que cette économie s'appuie sur des rentes de situation de monopole, des abus de positions dominantes qui génèrent des injustices.
- Considérant que ces injustices touchent aussi bien les travailleurs, que les acteurs économiques endogènes.
- Considérant que ce sont autant d'obstacles au développement économique endogène et à l'épanouissement social.
- Considérant la nécessité de faire tomber tous ces obstacles en instaurant un ordre économique nouveau prônant une revalorisation du travail de chacun (chefs d'entreprise et salariés) et promouvant de nouveaux rapports sociaux.
- Considérant que les parties conviennent à ce titre de la nécessité d'une revalorisation substantielle du pouvoir d'achat par un relèvement des bas salaires selon les modalités qui suivent.
Les organisations signataires conviennent :

Article I : Objet du présent accord
En réponse aux revendications posées par les organisations syndicales de salariés CGTG, CFDT, CTU, CFTC, FO, UGTG, UNSA regroupées au sein de Liyannaj Kont Pwofitasyon (LKP), les parties signataires du présent accord interprofessionnel conviennent du dispositif suivant relatif aux salaires.

Article II : Conditions d'attribution
- Tous les salariés dont le salaire horaire de base (hors prime et accessoires de salaire) est égal au Smic et jusqu'à 1,4 Smic inclus voient leur revenu mensuel augmenter de 200 euros nets. (cf tableau prévu à l'article 3).
- Les rémunérations des salariés percevant un salaire supérieur à 1,4 Smic et inférieur à 1,6 Smic seront fixées dans le cadre de négociations de branche ou d'entreprise qui s'ouvriront sur la base d'une augmentation minimale de 6% et cela dans un délai de trente jours à compter de la signature du présent accord.
- Les rémunérations des salariés percevant un salaire supérieur à 1,6 Smic seront fixées dans le cadre de négociations de branche ou d'entreprise qui s'ouvriront sur la base d'une augmentation minimale de 3% et cela dans un délai de trente jours à compter de la signature du présent accord.
- Les salariés à temps partiel bénéficient d'une augmentation de leur revenu calculé au prorata du temps de travail.
Les dispositions ci-dessus s'appliquent sur l'ensemble du territoire de la Région Guadeloupe pour toutes les entreprises et établissements du secteur privé employant des salariés sous contrat de droit privé.
Pour l'application des dispositions arrêtées ci-dessus, les entreprises adhérentes aux organisations patronales signataires du présent accord et leurs salariés bénéficieront de la contribution de l'Etat et des collectivités locales (Région et Département) conformément à leur engagement respectif attesté par les documents joints en annexe.

Article III : Financement du dispositif

Article IV : Modalités de versement
La part employeur est versée directement par l'employeur et est exonérée des charges patronales et salariales à l'exception de la CSG et de la CRDS.
La part de l'Etat (Revenu Supplémentaire Temporaire d'Activité) et des Collectivités (Région et département) est versée directement aux salariés suivant le dispositif joint en annexe.

Article V : Clause de convertibilité
Au terme du délai des aides de l'Etat (36 mois) et des Collectivités (12 mois), l'augmentation de salaire de 200 euros nets est intégrée dans la rémunération des salariés à la charge de l'employeur sans préjudice d'éventuelles exonérations.

Article VI : Durée de l'accord
L'accord est conclu pour une durée indéterminée.

Article VII : Adhésion
Toute Organisation Syndicale représentative de salariés ainsi que toute organisation patronale ou Associations d'employeurs ou des employeurs pris individuellement peuvent adhérer au présent accord dans les conditions prévues par l'article L 2261-3 du code du travail.

Article VIII : Commission paritaire de suivi et d'interprétation
Les difficultés d'application du présent accord seront soumises à une commission paritaire de suivi et d'interprétation composée de 10 représentants des Organisations Syndicales de salariés regroupées au soin de LKP et de 10 représentants des Organisations d'Employeurs et présidée alternativement par chacune des parties selon une périodicité semestrielle.
Afin de faciliter la participation des salariés aux négociations et aux réunions des instances paritaires, ils bénéficient :
- Du droit de s'absenter de leur travail, de la compensation ou maintien de leur rémunération, De l'indemnisation de leurs frais de déplacement.

Article IX : Demande d'extension
Conformément aux dispositions des articles L2261-15 et suivants du code du travail, les parties conviennent de demander l'extension du présent accord. La procédure sera engagée par l'Organisation signataire la plus diligente.

Article X Droit d'opposition
La validité de cet accord est subordonnée à l'absence d'opposition de la majorité des Organisations Syndicales de salariés représentatives dans son champ d'application. Ce droit est exprimé dans les conditions prévues à l'article L 2231-8 du code du travail.

Article XI : Dispositions diverses
Par la conclusion de cet accord interprofessionnel sur les salaires « Accord Jacques Bino » , les Organisations signataires entendent agir pour développer la négociation collective tant au niveau des branches que des entreprises.


Dans l'immédiat, dans les branches dépourvues d'accord collectif, la négociation d'un accord spécifique sur les salaires devra s'engager dans les 30 jours suivant la signature du présent accord et dans les 60 jours sur les autres thèmes (Emploi, Formation, Durée de travail, Quafication, etc.).
Les Organisations Syndicales Ouvrières et Patronales liées par des accords ou convention de branche devront se conformer aux obligations des articles L2241-1 et suivants du code du travail.

Article XII : Dépôt de l'accord
Après l'expiration du délai d'opposition visé ci-dessus, le présent accord est déposé auprès des services centraux du Ministère du Travail à Paris.

Article XIII : Date d'application
Le présent accord est applicable à compter du 1er Mars 2009.

Fait à Pointe-à-Pitre, le 26 Février 2009

cheers
200 Euros d'augmentation par mois, c'est 20% d'augmentation de salaire pour un smicard, et on est nombreux, c'est 2 salaires en plus sur un an ... avec 6 semaines de grève, ils gagnent 8 semaines, plus la baisse des prix ... ça en Guadeloupe, en Martinique, ils ont dépassés les 200 Euros et ils ont fait moins de semaines de grève. cheers


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teckel
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MessageSujet: Re: La GREVE, c'est pas que le 29 JANVIER   Lun 2 Mar à 16:17

ah ouai on voit que ta manière de voir les choses fait changer le monde...
c'est complexe l'économie man.

si t'augmente les salaires et que tu baisse les prix... les entreprises n'auront plus assez d'argent pour embaucher et pour garder du personnel (ou elle ne voudront pas).

tu me parles de la fraternité, de ton lkp là... mais ça n'uniera jamais 6,5 milliard d'individus :d
donc c'est bien ce que je disais : intérets différents = pas de paix mondiale.

de toute façon les grèves vont s'arreter, sarko va les baiser comme il fait si bien, il va les convaincre qu'il a changé les choses et en fait rien n'aura changé.

parce que si ils arrivent à être augmentés... ben en métropole nous aussi on va se dire "merde il les ont augmentés, et nous aussi on en veut plus!"

c'est sans fin. Faites l'amour ET la guerre.

biz
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Jedi69
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MessageSujet: Re: La GREVE, c'est pas que le 29 JANVIER   Mar 3 Mar à 23:10

Wesh mon pet univers Hiphop du 6.9.!!!

Bien ou bien ?



teckel a écrit:

si t'augmente les salaires et que tu baisse les prix... les entreprises n'auront plus assez d'argent pour embaucher et pour garder du personnel (ou elle ne voudront pas).

Bah alors les entreprises du CAC40 doivent mentir comme des arracheurs de dents, elles ont des bénéfices, des profits. Et c'est pareil sur toute la planète.

Donc l'argent pour amortir la baisse des prix, il y en a dans les caisses des millionnaires, des milliardaires.

De L'argent pour augmenter les salaires, il y en a dans les caisses des millionnaires, des milliardaires.

De L'argent pour l'emploi, les embauches, il y en a dans les caisses des millionnaires, des milliardaires.

Donc, c'est plutôt que les patrons n'ont jamais voulu,
qu'ils ne veulent pas,
qu'ils ne voudront pas.

Il comprennent que la force des travailleurs : LA GRÈVE


teckel a écrit:

de toute façon les grèves vont s'arreter, sarko va les baiser comme il fait si bien, il va les convaincre qu'il a changé les choses et en fait rien n'aura changé.

Toujours du mépris pour les masses Boulet









teckel a écrit:

parce que si ils arrivent à être augmentés... ben en métropole nous aussi on va se dire "merde il les ont augmentés, et nous aussi on en veut plus!"

Bah, la majorité n'est pas aussi grossière, vulgaire que toi, mais effectivement, c'est ce qui va arriver, pas simplement pour faire pareil, mais surtout qu'on veut pas payer la crise, c'est vitale, faut se protéger, se défendre.

On a pas le choix que de faire payer la crise aux millionnaires, aux milliardaires, aux exploiteurs, aux profiteurs.

Citation :

Le seul moyen de faire reculer patronat et gouvernement : la grève générale

lundi, 2 mars 2009

Les charlatans qui nous gouvernent répétaient encore il y a quelques jours qu’ils tablaient pour l’année en cours sur la croissance économique, faible certes mais croissance quand même. Eh bien, non, ce n’est pas une progression mais un franc recul, le pire depuis 1945 ! Du coup, le gouvernement le reconnaît mais en ajoutant que c’est encore pire chez les voisins.

C’est à voir, tant ils mentent comme des arracheurs de dents ! Mais, de toute façon, qu’est-ce que cela peut faire ce “moins pire que pire” pour les dizaines de milliers de licenciés qui sont venus s’ajouter à ceux qui sont au chômage depuis plus longtemps ? Qu’est-ce que cela peut faire pour les intérimaires mis à la porte sans même qu’ils soient comptabilisés comme licenciés ? Ou pour les travailleurs des entreprises sous-traitantes sur lesquelles les grandes entreprises de l’automobile rejettent leurs problèmes ? Qu’est-ce que cela peut faire pour les 1 100 travailleurs de Continental à Clairoix, dans l’Oise, menacés de la fermeture complète de leur usine ?

La crise est mondiale, répètent tous les dirigeants du monde, en manière d’excuse. Oh, le constat est incontestable ! Même la plus puissante économie du monde, les États-Unis, chancelle. Après la crise financière qui a ébranlé ses banques, voila la production industrielle qui s’effondre !

Et c’est pire encore dans les pays d’Europe de l’Est, menacés tout à la fois d’un effondrement de leur production et d’une faillite bancaire généralisée. Une faillite qui se répercutera en retour sur les banques d’Europe occidentale, propriétaires de la plupart des banques d’Europe de l’Est.

Alors oui, la crise est mondiale ! Les dirigeants politiques des pays capitalistes ne peuvent manifestement pas l’arrêter. Ils sont même incapables, un jour, de prévoir de quoi sera fait le lendemain.

Le capitalisme, c’est un système économique qui n’est pas seulement injuste parce que basé sur l’exploitation. Il est de plus incontrôlable, imprévisible, même pour ceux qui le dirigent et en profitent.

Mais ce qui n’est pas inévitable, c’est que les maîtres de l’économie, responsables de la crise, les groupes industriels et bancaires, parviennent à sauver leur mise, voire continuent à s’enrichir avec l’aide des États, au détriment des classes populaires.

On ne peut pas compter sur les gouvernements même seulement pour répartir un peu les sacrifices entre la classe capitaliste et les salariés. Ils sont corps et âme au service de la bourgeoisie possédante.

Si les travailleurs ne veulent pas payer les frais de la crise, il faut qu’ils imposent les revendications indispensables pour ne pas être poussés vers la misère et la déchéance.

La diminution de la production, par exemple, est un effet de la crise. Mais, en revanche, les licenciements peuvent être empêchés en imposant la répartition du travail entre tous sans diminution des salaires. Il y a de l’argent pour financer cela, à condition d’imposer que les profits présents ou passés soient consacrés à maintenir les emplois et à augmenter les salaires plutôt qu’à être distribués en dividendes aux actionnaires.

La grève générale en Guadeloupe et en Martinique montre qu’il faut beaucoup de courage et de détermination pour faire reculer le patronat et le gouvernement. Mais il n’y a pas d’autre voie. Le patronat ne lâchera rien sans être contraint et forcé. Il ne lâchera rien, sauf s’il craint de perdre bien plus que cela lui coûterait de satisfaire les revendications vitales du monde du travail destinées à préserver l’emploi et le pouvoir d’achat.

Il serait utopique de croire qu’il est possible d’imposer cela au patronat et au gouvernement sans une grève générale illimitée jusqu’à satisfaction des revendications avancées.

La journée de grève et de manifestation proposée par les directions syndicales pour le 19 mars ne sera considérée comme une menace par ceux qui dirigent l’économie et l’État qu’à condition qu’elle soit une nouvelle étape dans la mobilisation.

Le 19 mars doit être un succès, mais il faut surtout qu’il soit un tremplin pour des grèves de plus en plus massives jusqu’à ce qu’elles se rejoignent dans la grève générale.

Arlette Laguiller

teckel a écrit:

c'est sans fin. Faites l'amour ET la guerre.

Non, plutôt la révolution prolétarienne.

Ça, Ce n'est qu'un début, les travailleuses, travailleurs des Antilles montrent la voie :

Manif de solidarité samedi 21.02 à PARIS

http://www.dailymotion.com/search/lkp/video/x8jljs_viva-guadeloupe_webcam

Meeting Dimanche 01.02 soir, Guadeloupe

http://www.dailymotion.com/search/lkp/video/x8jcyq_quitte-ou-double-nouvelle-strategie_news

Elie Domota samedi 28.02 soir, Guadeloupe

http://www.dailymotion.com/search/lkp/video/x8jedo_no-comment-elie-domota-meeting-du-l_news

Vote de la poursuite du mouvement

http://www.dailymotion.com/search/lkp/video/x8ji50_no-comment-lkp-meeting-01-03-09_news





teckel a écrit:
ah ouai on voit que ta manière de voir les choses fait changer le monde...
c'est complexe l'économie man.

ça veut dire que tu es incapable de comprendre, que je suis incapable de comprendre, que la majorité de l'Humanité exploité est incapable de comprendre ?

Toujours méprisant.Boulet

teckel a écrit:

tu me parles de la fraternité, de ton lkp là... mais ça n'uniera jamais 6,5 milliard d'individus :d
donc c'est bien ce que je disais : intérets différents = pas de paix mondiale.

En fin, regardent ce que les travailleuses, travailleurs sont capables de faire quand ils s'unissent à travers la planète :



Citation :

Article paru dans Lutte Ouvrière N°1600 du 12 mars 1999.


Du 2 au 6 mars 1919, le congrès de fondation d'une nouvelle organisation internationale des travailleurs eut lieu à Moscou, à l'initiative des dirigeants du Parti Communiste Russe et du jeune Etat ouvrier. C'était la troisième du nom. Ses fondateurs l'appelèrent l'Internationale Communiste, l'IC.

La Première Internationale, fondée en 1865, avait aidé Marx à répandre ses conceptions. La Seconde, fondée en 1889, avait permis le développement de partis ouvriers socialistes de masse, en Europe notamment. Mais ses dirigeants les plus connus avaient en août 1914 trahi la cause de l'union internationale des travailleurs, pour aider leurs bourgeoisies respectives à envoyer s'entre-tuer les populations.

Une poignée de dirigeants dont Lénine, Trotsky et Rosa Luxemburg restèrent fidèles au combat révolutionnaire et à l'internationalisme. Dès le début de la guerre, ils affirmèrent que la révolution jaillirait de la guerre impérialiste. C'est ce qui se passa effectivement. Les années de guerre, les destructions, les millions de morts, les privations de toutes sortes, allaient soulever la révolte contre cette boucherie sans nom imposée par les capitalistes des différents pays, pour la défense de leurs seuls intérêts. La révolution éclata en Russie en 1917, puis en Allemagne à l'automne 1918. Elle fut victorieuse en Russie, où, malgré la guerre civile, le premier pouvoir ouvrier appuyé sur les soviets, les conseils ouvriers créés dans le cours de la révolution, réussit à se maintenir envers et contre tout. En revanche, en Allemagne, à Berlin, en janvier 1919, une première étape de la révolution s'achevait dans le sang et par l'assasinat de Rosa Luxemburg et de Karl Liebknecht. Mais la révolution continuait à progresser dans le reste du pays et dans l'Europe de l'Est.

Pour les dirigeants de la jeune république soviétique, il était évident que le communisme n'était possible qu'à l'échelle du monde. Défenseurs d'une forteresse assiégée de la révolution, leur objectif était de l'étendre à toute l'Europe industrielle, puis au-delà. Pour cela, une nouvelle internationale était nécessaire.

En janvier 1918, le texte appelant à la réunion des partisans de cette nouvelle internationale déclarait : “La tâche du congrès consiste en la création d'un organisme de combat chargé de coordonner et de diriger le mouvement de l'Internationale Communiste et de réaliser la subordination des intérêts des divers pays aux intérêts généraux de la Révolution internationale”.

Bien évidemment, la guerre civile faisait rage en Russie. Bien peu de représentants du mouvement ouvrier mondial réussirent donc à franchir le blocus imposé à la Russie par les impérialismes coalisés. Mais pour les dirigeants révolutionnaires russes qui animèrent le congrès, il s'agissait de planter un drapeau et de jeter les bases de l'état-major de la révolution internationale montante.

C'était bien une exigence de l'heure, à un moment où la révolution s'étendait en Allemagne, en Hongrie, où des mouvements révolutionnaires éclataient en Italie, où des vagues de grève s'annonçaient en France et dans d'autres pays d'Europe. En conséquence, l'Internationale Communiste s'affirmait comme l'état-major de la révolution en marche. Dans son premier point, la “résolution sur la fondation de l'Internationale Communiste” affirmait : “La nécessité pour la dictature du prolétariat exige l'organisation unifiée, commune et internationale de tous les éléments communistes qui se placent sur ce terrain”.

De tels éléments, surgis de la montée révolutionnaire, existaient partout. Et dans tous les pays, il se produisit un véritable afflux d'ouvriers communistes vers la nouvelle internationale. Des partis, sections de l'Internationale Communiste, commencèrent à s'édifier.

L'heure était bien à la révolution. C'est ce qu'abordait la nouvelle internationale dans la conclusion de son Manifeste : “Si la Première Internationale a prévu le développement à venir et a préparé les voies, si la Deuxième Internationale a rassemblé et organisé des millions de prolétaires, la Troisième Internationale est l'Internationale de l'action des masses, l'Internationale de la réalisation révolutionnaire.”

Malheureusement, l'histoire prit un autre chemin. La révolution fut défaite en Allemagne. La vague révolutionnaire reflua. L'isolement de la Russie soviétique entraîna l'accaparement du pouvoir par une caste bureaucratique. Son chef suprême, Staline, allait imposer sa dictature sanglante. Ce fut le prix de l'échec de l'extension de la révolution russe. L'Internationale Communiste, d'organisation unifiée du combat révolutionnaire pour la révolution mondiale, devint sous Staline un centre de défense des intérêts étroits et nationalistes de la bureaucratie soviétique. L'Internationale fut finalement dissoute par Staline en 1943, en signe de bonne volonté vis-à-vis des dirigeants impérialistes occidentaux. Mais en fait, politiquement, depuis près de vingt ans déjà elle n'avait plus rien à voir avec ce parti mondial de la révolution que les congressistes de mars 1919 avaient voulu fonder.

Aujourd'hui, pour transformer le monde, une internationale révolutionnaire est toujours aussi nécessaire. Pour tous ceux dont c'est l'objectif, la volonté, la détermination et l'œuvre politique des fondateurs de l'Internationale Communiste de mars 1919, Lénine et Trotsky en tout premier lieu, demeurent des exemples et des guides dans le combat pour une internationale révolutionnaire.

Michel ROCCO

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MessageSujet: Re: La GREVE, c'est pas que le 29 JANVIER   Lun 9 Mar à 4:28

Wesh mon petit univers Hiphop du 6.9.!!!

Bien ou bien ?


Le JT du 06 Mars en Martinique est super intéressant :

http://www.atvweb.fr/

http://www.youtube.com/watch?v=1hQKo8QDqFY

http://www.dailymotion.com/video/x8la7m_linvite-de-france-info-nathalie-art_news

Les patrons qui viennent faire les Kakous contre les grévistes ... ils se sont fait remballer illico presto !

PARIS (AFP) a écrit:
Antilles: rassemblement de soutien au LKP à Paris

PARIS (AFP) — Quelques centaines de sympathisants du collectif Continuité LKP (CLKP), basé en métropole, se sont rassemblés samedi à Paris et ont dénoncé la "non signature" par le Medef de l'accord sur les hausses de bas salaires conclu en Guadeloupe, a constaté une journaliste de l'AFP.

"L'accord en lui-même est extraordinaire parce qu'il remet en question des fondements coloniaux de la société guadeloupéenne", a déclaré à l'AFP Rovelas Josse, membre du CLKP, organisateur de ce rassemblement qui a réuni 200 personnes place de la République, selon la préfecture de police.

"Mais il a un point faible, la non signature de Medef qui empêche une grande partie des travailleurs de Guadeloupe d'en bénéficier", a-t-il ajouté. "Il n'y a pas de raison que le Medef fasse le rigolo alors qu'on vient de lui donner de l'argent, puisqu'il y a des banques dans le Medef".

Il a estimé que les incidents survenus dans la nuit de vendredi à samedi en Martinique avaient été "provoqués et instrumentalisés par le Medef des békés et les békés en général".

Un porte-parole de Lutte ouvrière, associée au CLKP, Jean-Pierre Mercier, a jugé "absolument intolérables les provocations du patronat, des békés et l'intervention des forces de l'ordre face à des revendications justes".

Lors du rassemblement, Charles Dagnet, président de la "fédération européenne des outre-mers", a qualifié au micro de "scandaleux" les propos de Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, qui assimile "un combat historique aux actions des tontons macoutes".

"Au moment où les choses semblent avancer dans le bon sens il fait des déclarations provocatrices. C'est inacceptable", a-t-il déclaré


Un peu de culture sur le colonialisme aux Antilles fin des années 40 :

http://www.dailymotion.com/search/les+16+de+basse-pointe/video/x896l5_les-16-de-basse-pointe-de-camille-m_shortfilms

COMBAT OUVRIER a écrit:

La colère des jeunes de Fort de France
répond à l'arrogance et au mépris des gros patrons!


Depuis 21 jours la grève générale s'est renforcée en Martinique. Au moment où nous écrivons, des explosions de colère ont éclaté, deux nuits de suite, à Fort de France devant l'arrogance, le mépris du patronat pour les revendications des travailleurs. Divers incidents relativement graves ont eu lieu: échauffourées avec la police, voitures brulées (dont celle d'un représentant du patronat), magasins pillés, super marchés incendiés sont les résultats de ce débordement d'indignation et de colère de jeunes très déterminés.

En Guadeloupe, après 37 jours de bataille, où l'on a connu de grands rassemblements, des manifestations, des barrages, la grève générale se poursuit en Guadeloupe où il faut extirper des poches du gros patronat chaque euro d'augmentation, comme on extrait une dent. Au moment où nous écrivons la négociation en est à 180 euros qui seraient acquis!
Gros patrons et gouvernement, campés sur leurs positions depuis des semaines, refusent les augmentations de 200 et 300 euros réclamées respectivement par les travailleurs de Guadeloupe et Martinique.

Pourtant, tout le monde s'accorde à reconnaître que le coût de la vie est insupportable pour la population laborieuse. Et qui est responsable de ce niveau des prix? Qui se livre à toutes sortes de trafics au travers d'un système d'import export totalement contrôlé par une toute petite minorité ayant des accointances au plus haut niveau de l'état. Ces gens là sont intouchables, ils peuvent se permettre toutes sortes de trafics illicites sans avoir aucun compte à rendre à la justice.

Qui sont-ils? C'est d'abord le lobby béké qui est à la fois propriétaire de bananeraies, de grands hôtels, de sociétés financières mais dont les membres sont aussi les principaux importateurs de quasiment tout ce que consomme les Antilles, des produits alimentaires aux produits industriels. Ils sont aussi les principaux maîtres de la grande distribution, de la vente en gros, demi-gros et détail. Ils possèdent tous les super et hyper marchés et contrôlent les petites superettes de distribution de quartier. Ils sont actionnaires dans la fabrication, l'importation et la distribution de produits pétroliers.

Mais les capitalistes békés ne sont pas les seuls profiteurs de Martinique et Guadeloupe. Total possède 50 % de la SARA; les coûts exorbitants des transports de marchandises vers les Antilles sont dus à des grosses compagnies de navigation aux mains de capitalistes français ou européens... Le pillage des consommateurs antillais a atteint un tel degré que le LKP en Guadeloupe et le Collectif du 5 Février en Martinique ont immédiatement reçu l'approbation et le soutien populaire le plus large.

Lorsque les travailleurs des deux îles ont déclenché leur grève générale tous les mécontentements se sont rassemblés autour d'eux et se sont déversés massivement dans les rues. Toutes les victimes de ce système dominé par les pilleurs, les affairistes voraces et sans vergogne ont saisi l'occasion, qui leur était donnée par cette grève générale, de présenter aussi leurs propres revendications. C'est tout le peuple des opprimés, des démunis, des humiliés, des laissés pour compte qu'on a vu défilant par dizaines de milliers dans les rues de Pointe-à-Pitre et de Fort-de-France.

Les travailleurs réclament des augmentations de salaires pour faire face au coût exorbitant de la vie. Toute la population les soutient parce qu'elle se rend bien compte que le succès des travailleurs en grève est indispensable pour entrainer des améliorations pour tout le monde. C'est pourquoi malgré un combat qui dure depuis tant de jours, il n'y a ni plainte, ni encore moins de ressentiment envers les travailleurs en grève.

Et lorsque les jeunes laissent exploser leur colère à Pointe-à-Pitre et à Fort-de-France, ils expriment les sentiments de la majorité des masses pauvres et exploitées et leur volonté de ne plus accepter sans réagir la domination d'une minorité d'exploiteurs qui profitent du travail de tous pour enrichir une poignée de profiteurs. Les jeunes expriment par là une volonté très forte de ne plus être considérés comme des étrangers, des citoyens de seconde zone dans leur propre pays. Un pays bâti à la sueur et dans les souffrances de leurs pères et de leurs ancêtres esclaves.

Ils se rendent compte à quel point est mensongère et cynique la doctrine officielle émise par le président français «travailler plus pour gagner plus»! Elle tourne en dérision la situation des exploités, car ce sont les capitalistes exploiteurs qui gagnent le plus et ce sont les exploités qui travaillent le plus. Les jeunes n'ont aucun désir d'entrer dans une telle perspective. D'autant moins que celle-ci est chaque jour plus sombre, avec l'aggravation de la crise économique mondiale. Pour eux, comme pour les travailleurs, ici et ailleurs, le choix n'est qu'entre subir et aller vers la déchéance et les souffrances ou se battre farouchement pour ne pas subir et imposer leurs propres façons d'organiser l'économie et la société.

Citation :
Elie DOMOTA : Restons solidaires et mobilisés !

Nous l’avons déjà dit : nous marchons, encore et encore ; mais c’est pour que la vie change.

Et aujourd’hui nous étions très heureux de recevoir des camarades des associations de personnes handicapées [en tête de la manifestation].

Parce qu’il est vrai que dans tout ce que nous avons dénoncé, nous nous adressions à des personnes en souffrance mais valides ; mais les handicapés vivent des situations 10 fois, 100 fois, mille fois plus difficiles que la notre. Et c’est pourquoi je vous demande de les applaudir chaleureusement !

La Guadeloupe, c’est tout le monde et c’est aussi beaucoup de solidarité. Et justement, pour que nous puissions défendre leurs droits, il nous faut être solidaires entre nous, certes ; mais également avec eux. C’est important.

Ce que nous tenions également à dire aujourd’hui, c’est que nous entendons à nouveau plein de discours... Mais aujourd’hui, la meilleure réponse que nous pouvions leur adresser c’était de marcher, comme nous l’avons fait, à plus de 30000 mille dans les rues de Pointe à Pitre...

Afin de répondre à M. Willy ANGELE du MEDEF Guadeloupe ; et lui dire :

Que, premièrement, il n’a pas le droit de faire de proposition d’accord salarial ; puisque les statuts du MEDEF l’interdisent. Or nous le voyons toujours à la télé en train de proposer un accord salarial.

Que, deuxièmement, c’est une escroquerie de leur part que de prétendre donner 240 euro. Ils mentent ! L’argent du Conseil Régional et du Conseil Général a été mis à contribution dans l’accord Jacques BINO. Et ces deux institutions n’ont plus d’argent, puisqu’il a été donné aux ménages.

Cela veut dire que le MEDEF sera obligé de demander aux patrons de mettre de l’argent encore ; or ils ne veulent pas le faire !

La troisième chose qu’il leur appartient de dire est que l’accord proposé par le MEDEF est une supercherie ; puisqu’il n’excède pas trois années. A supposer qu’ils versent l’argent aux travailleurs, ils arrêteront de le leur verser au bout de ces trois années.

Voilà ce que M. ANGELE doit également préciser ! Donc aujourd’hui, il ne leur reste qu’un choix possible : appliquer l’accord BINO !

Et d’ores et déjà, il y a beaucoup d’entreprises adhérentes au MEDEF qui s’y sont décidées :

La Fédération du BTP , toutes les entreprises membres de cette Fédération, ont signé !
Hier soir, c’est M. Le METAYER, propriétaire des LEADER PRICE, qui l’a fait !
Hier soir encore, c’est l’hôtel NOVOTEL qui a signé !
Et aujourd’hui, il y en a beaucoup d’autres qui sont prêtes à le faire ! Mais sans que la bande à ANGELE le sache. Elles demandent donc à nous rencontrer en secret !

Alors, camarades, ce que nous vous demandons c’est de toujours rester dans la solidarité et mobilisés. Notamment pour les camarades de carrefour, de Match, de Cora, de champion, de Bannette (propriété de M. AUBERY)...
Puisque nous le voyons bien : ce sont toujours les mêmes, ceux qui font des profits, ceux qui ont les poches pleines depuis 400 ans... qui ne veulent pas lâcher un centime !

C’est pourquoi nous disons à tous les travailleurs de ces entreprises de se mettre en grève, de rester mobilisés !

Et vous tous qui êtes présents, dites à vos amis et parents de boycotter les magasins de ceux (Ces messieurs ont pour nom AUBERY, HAYOT, DESPOINTES...) qui refusent d’accorder les 200 euro !

Et à ceux qui savent qu’ils sont atteints de la maladie consistant à pousser des chariots dans les centres commerciaux et hyper marchés, nous disons : cherchez une autre occupation ! N’allez plus dans leurs magasins. Même pas pour acheter un bonbon à la menthe ! Et même si la chose que nous aimons le plus n’est disponible que dans là [dans leurs magasins], changeons de consommation, mais n’y allons pas !

Sommes nous d’accord ?! Sommes nous bien tous d’accord ?!

C’est la seule façon de leur faire comprendre que nous n’avons pas besoin d’eux ! Il nous faudra le leur dire très clairement ; car ils croient encore que travaillant dans leurs entreprises, nous aurions besoin d’eux. Ils ont bien plus besoin de nous, que nous d’eux ! Nous devons leur faire comprendre cela !

Donc, nous n’allons pas dans leurs magasins ! Camarades, nous devons prendre cet engagement. L’engagement de boycotter le produit de ces messieurs ! A compter du moment où ils ne nous donnent pas les 200 euro, cela veut dire qu’ils sont contre nous ! Et dès lors nous ne pouvons les porter, si eux ils nous traînent !

Nous n’achetons plus dans leurs magasins ! Tant qu’ils ne nous donnent pas les 200 euro, même s’ils sont ouverts, nous n’entrons pas dans leurs magasins !

Ansanm nou ka lité ! Ansanm nou ké gannyé !
Jou nou ké mété a jounou... Péké vwè jou !

Elie DOMOTA
Pointe à Pitre
Samedi 7 mars 2009



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MessageSujet: Re: La GREVE, c'est pas que le 29 JANVIER   Ven 13 Mar à 1:24

Wesh mon petit univers Hiphop Du 6.9.!!!

Bien ou bien ?




INTERDICTION DES LICENCIEMENTS

http://www.audiovideo-lo.org/spip.php?article88

Arlette Laguiller a écrit:


lundi 9 mars 2009

Se préparer pour le 19 mars...

et pour la suite indispensable


“On va s’en sortir”, vient d’assurer la présidente du Medef Laurence Parisot en parlant de la crise. Mais, qui est ce “on” ? S’il s’agit du patronat, elle a toutes les raisons d’être optimiste. L’Etat fait tout ce qu’il faut pour cela. Mais quels sont les travailleurs qui pourraient partager cet optimisme ? Sûrement pas ceux qui sont déjà mis à la porte de leur entreprise et qui, en perdant leur salaire, ont perdu leur unique moyen d’existence. Pas plus ceux qui sont menacés de licenciement, la quasi-totalité des salariés !

Les grands patrons ont des raisons d’être optimistes. Ceux des plus grandes entreprises en premier lieu, celles du “CAC 40". Avec 54 milliards de profit, 2008, malgré la crise, a été une bonne année. Pour beaucoup d’entre elles, non seulement la crise n’est pas une catastrophe, mais une opportunité d’absorber d’autres entreprises plus vulnérables.

Quant aux autres, les banques qui sont en difficulté du fait de leurs propres spéculations, ou l’automobile, du fait que son marché s’écroule car les consommateurs des classes populaires n’ont pas de quoi se payer un véhicule, elles n’ont pas à s’en faire. Elles n’ont même pas à tendre la sébile pour que l’Etat vienne à leur rescousse.

Mais que les grandes entreprises s’en sortent malgré la crise ne signifie certainement pas que leurs travailleurs s’en sortent. C’est même l’inverse. Pour permettre aux grandes entreprises de s’en sortir, le grand patronat et le gouvernement sont en parfait accord pour prendre sur les classes populaires. Les aides de l’Etat aux entreprises sont accordées au détriment d’autres postes du budget. Plus d’argent pour les entreprises, c’est nécessairement moins d’argent pour les hôpitaux, pour les écoles, pour les transports, pour la protection sociale, pour les services publics utiles à tous.

Et, en quoi les travailleurs devraient-ils se réjouir qu’une entreprise garde ses profits si c’est en diminuant la masse salariale par le blocage des salaires, la diminution de ses effectifs ou le chômage partiel ?

La présidente du Medef ne sait pas plus que quiconque quelle sera l’évolution ultérieure de la crise. Ni plus ni moins que Fillon qui, au contraire, affirme : “La crise sera une crise longue, ce sera une crise dure”. Le problème des travailleurs n’est pas de spéculer sur la durée de la crise d’une économie imprévisible même pour ses profiteurs. Il est d’empêcher que la classe capitaliste et le gouvernement n’en fassent payer le prix aux classes populaires.

Il faut empêcher le patronat de compenser le recul de ses marchés par les licenciements. Il n’y a aucune raison, à part l’intérêt de classe de la bourgeoisie, qu’une entreprise qui vend moins licencie une partie de ses travailleurs. Ce n’est pas aux travailleurs, à leurs salaires, à leur emploi, c’est-à-dire à leur droit à la vie, de servir de “variable d’ajustement” par rapport aux fluctuations du marché. Il faut imposer la répartition du travail entre tous sans diminution de salaire. Et pour financer cela, il faut prendre sur les profits présents ou passés. C’est là encore qu’on peut trouver l’argent pour les augmentations de salaire indispensables .

C’est impossible en période de crise, répètent tous les commentateurs dévoués aux riches. Mais ce n’est impossible que si l’on décrète qu’il ne faut toucher ni aux profits ni aux dividendes des actionnaires.

La classe capitaliste ne cédera pas de son plein gré. Il n’y a qu’à voir comment les patrons de Guadeloupe et de Martinique se battent bec et ongles pour éviter de payer les 200 euros d’augmentation revendiqués par la grève générale. Si, en Martinique, la grève continue car l’accord n’a pas été obtenu, en Guadeloupe, elle continue pour en imposer l’application.

Ce qui se passe aux Antilles ne peut pas se faire ici, affirment les bonnes âmes. Mais, ici aussi, en métropole, les seules fois où les travailleurs ont fait reculer le patronat et le gouvernement, c’est lorsqu’ils se sont lancés en grève générale, en 1936 et en 1968.

Alors, il faut, bien sûr, tout faire pour que la journée de grève et de manifestations du 19 mars, appelée par les syndicats, soit un succès. Mais il est plus important encore qu’elle soit suivie par d’autres journées de mobilisation jusqu’à ce qu’elles confluent dans la grève générale jusqu’à satisfaction.

Arlette Laguiller

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MessageSujet: Re: La GREVE, c'est pas que le 29 JANVIER   Mar 17 Mar à 6:59

Wesh mon petit univers Hiphop du 6.9. !!!

Bien ou bien ?



Martinique - Intervention de Ghislaine Joachim-Arnaud :

http://www.cgt-martinique.fr/iso_misc/flvplayer.swf?file=.././iso_album/m2u00655(3).flv&autostart=true&fs=true



Lutte Ouvrière n°2119 du 13 mars 2009 a écrit:


Dans le monde

Martinique - Intervention de G. Joachim-Arnaud lors de la manifestation du 7 mars
Le samedi 7 mars, une manifestation de près de quatre mille personnes s'est déroulée en présence de plusieurs membres du Collectif du 5 février dans les rues de Fort-de-France contre la provocation des patrons békés avec leurs compères, leurs engins agricoles, et protégés par les gardes mobiles.

À l'arrivée devant la préfecture, Monrose, le président du Collectif, s'est adressé à la foule notamment pour la remercier d'être venue en si grand nombre.

Puis Ghislaine Joachim-Arnaud, membre du Collectif et secrétaire de la CGTM, a insisté sur l'intervention des forces de police au côté des gros patrons, montrant qu'il y avait pratiquement eu une collusion entre eux puisque ces gros békés étaient venus en ville en opération « molokoy » avec des énormes engins agricoles dont la circulation est normalement réglementée. Cette action, continua-t-elle, avait été décidée par les gros patrons pour casser les barrages, et en définitive casser le mouvement, et pour empêcher la signature de tout accord. Puis elle continua en fustigeant le rôle de l'État complice, qui ne donne pas de réponses satisfaisantes au Collectif dans de nombreux domaines, notamment sur l'augmentation des retraites et des minima sociaux, mais aussi qui envoie ses forces de police contre les jeunes et les manifestants.

Et Ghislaine Joachim-Arnaud de continuer en disant : « On l'a bien vu, l'État n'est pas neutre. Il est contre les travailleurs, les chômeurs, les jeunes, les retraités, il est du côté des gros, des possédants. » Tous les présents applaudirent avec enthousiasme.

Alors, continua Ghislaine Joachim-Arnaud, si les travailleurs, les jeunes, les retraités veulent vivre dans une société plus juste, qui fonctionne pour eux et non pour une poignée de profiteurs, il leur faudra avoir leur propre pouvoir, qui fonctionne au service de la population, des travailleurs, des jeunes, des retraités. Elle termina en rappelant le slogan qui était repris par les manifestants à l'époque de la grève générale de 1974 en Martinique : « À bas l'État des flics et des patrons », slogan qui là aussi fut repris par la foule.

M. T.


ELIE DOMOTA-Meeting au Palais de la Mutualité
Pointe à Pitre le 13 mars 2009: a écrit:




[...]Nous avons aussi été invités à participer à la manifestation du 19 mars à Paris ! Un camarade du LKP s’y rendra et défilera au nom du LKP.

Pour bien montrer qu’il y a de la solidarité, il y a beaucoup de solidarité chez les travailleurs. Pour dire aussi que de très nombreux travailleurs de France nous aident spontanément en nous envoyant par chèque ou mandat de l’argent. Ils nous disent enfin de ne pas lâcher ce combat car nous avons raison de nous battre ; que notre lutte est juste ; et que cela leur donne plus de force pour qu’ils puissent eux aussi se battre ![...]


JEAN MARIE NOMERTIN-Meeting au Palais de la Mutualité
Pointe à Pitre le 13 mars 2009: a écrit:




[...] De plus, ici en Guadeloupe, tous les jeudi, depuis plus de 6 ans, il y a au moins 15 entreprises qui sont liquidées au Tribunal de Commerce de Pointe à Pitre ! Et il n’y a jamais personne pour en parler !

Et de quoi entendons nous parler aujourd’hui ?

Que des entreprises internationales, des multinationales telles que TOTAL - 14 milliards de profits en 2009 - licencient (555 travailleurs chez TOTAL). Que CONTINENTAL - dont le bénéfice 2008 a augmenté de plus de 11% - ferme des usines, non seulement en France, mais aussi en Allemagne. Qu’il y a une série de sociétés qui vont fermer en France, notamment les PIRELLI ; et que MICHELIN, SONY, DANONE... s’apprêtent à licencier des centaines de salariés.

Et alors qu’on tente de nous accuser de racisme, que disent ces travailleurs licenciés ou en passe de l’être ?

Ils disent, comme ceux de CONTINENTAL, qu’

il faut faire comme nous avons fait, ici en Guadeloupe !





Pas forcément parce qu’il y aura une grève générale en France le 19 mars prochain... Mais le fait que les travailleurs de France disent aujourd’hui qu’il leur faut faire comme en Guadeloupe, comme en Martinique, comme à la Réunion... Cela signifie que le vent du changement commence à souffler ! Et que de toutes les façons l’exploitation prendra un jour fin dans cette société capitaliste !

Nous avons ouvert la voie !

Ce chemin, nous l’avons ouvert, mais nous l’avons fait avec un sens... Nous, nous avons proclamé haut et fort : Tous pour un, un pour tous ! Et nous avons affirmé continuer jusqu’à la victoire !


Ansanm nou ka lité, ansanm nou ké gannyé !

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MessageSujet: Re: La GREVE, c'est pas que le 29 JANVIER   Jeu 19 Mar à 2:32

Wesh mon petit univers Hiphop du 6.9.!!!

Bien ou bien ?


LUTTE OUVRIÈRE a écrit:

lundi 16 mars 2009

Le 19 mars doit être un succès

et une étape vers la grève générale


Les travailleurs de Continental à Clairoix, dans l’Oise, avaient toutes les raisons d’avoir la rage lorsque le patron a annoncé, du jour au lendemain, la fermeture de l’usine et leur licenciement. D’autant plus que, quelques mois auparavant, la direction leur avait imposé le retour aux 40 heures hebdomadaires en prétextant que cela était nécessaire pour sauver les emplois du site, alors que le projet de fermeture de l’usine devait être déjà élaboré ! Comme tant d’autres grandes entreprises qui licencient, Continental a pourtant réalisé l’année précédente des profits respectables, et même l’usine de Clairoix était encore bénéficiaire. C’est une catastrophe sociale pour toute la Picardie dont Continental est la plus grande entreprise.

Les semaines précédentes, c’est Total qui a fait scandale en annonçant des licenciements aussi bien dans sa filiale Hutchinson que dans le trust lui-même alors qu’il est le champion toutes catégories des profits en France.

Le procédé était tellement grossier que même un ministre s’est lâché en criant “au scandale”. Mal lui en a pris car son chef, le Premier ministre Fillon, l’a sèchement rappelé à l’ordre. “Un ministre, ça démissionne ou ça ferme sa gueule”, avait dit en son temps un ministre, “socialiste” celui-là. Avec des mots plus élégants, Fillon rappelle à son jeune subordonné qu’un ministre, ça doit servir les patrons, et surtout le plus puissant d’entre eux, et pas les critiquer. Et, surtout pas sur une question aussi sensible que les licenciements que le patronat considère comme un de ses droits régaliens.

Face aux attaques qu’ils subissent, les travailleurs ne peuvent compter que sur leurs propres forces. Cette force est immense, à condition qu’elle soit déployée. Ce sont les travailleurs qui font marcher toute l’économie. Il est en leur pouvoir aussi de l’arrêter.

Ils ont les moyens d’imposer leurs exigences qui tournent autour de deux questions : l’emploi et les salaires. Contre le chômage, il faut interdire les licenciements et imposer la répartition du travail entre tous. Contre la baisse du pouvoir d’achat, il faut une augmentation générale des salaires et des retraites.

Après avoir tergiversé, les syndicats appellent à une journée de grève et de manifestations pour ce jeudi 19 mars. Il faut que cette journée soit un succès. Il faut que la participation aux manifestations soit nombreuse et que les grèves soient largement suivies.

Mais il est inadmissible que les directions syndicales qui ont appelé à cette journée ne disent pas la suite qu’elles comptent lui donner et n’annoncent pas clairement une stratégie de mobilisation.

Dans les tracts syndicaux revient l’expression “nouvelle étape”. Mais une étape pour aller où ? Ceux qui seront en grève le 19 mars ou ceux qui descendront dans la rue sont en droit de savoir quelle est la politique des directions syndicales et, avant tout, si elles en ont une. Car, quel que soit le succès du 19 mars, chacun sait qu’une seule journée n’inquiète le patronat que s’il a des raisons de penser qu’elle fait monter le climat social et que les grèves risquent d’être de plus en plus déterminées, de plus en plus amples et susceptibles de déboucher sur une grève générale.

En se refusant à parler d’une suite, les directions syndicales ne peuvent même pas invoquer le prétexte d’une quelconque rencontre avec Sarkozy ou des négociations avec le gouvernement. L’un comme l’autre affirment qu’ils ont déjà tout dit et que les réformes continuent.

Ce qui vient de se passer en Guadeloupe et en Martinique montre à la fois la hargne du patronat et son refus de lâcher quoi que ce soit aux travailleurs, mais aussi que, devant un mouvement d’ensemble, il a été contraint de reculer. Les millions de travailleurs de l’ensemble du pays peuvent imposer un tout autre rapport de forces que les dizaines de milliers de travailleurs de Guadeloupe et de Martinique.

Que l’on ne nous dise pas que ce qui est possible aux Antilles ne l’est pas en France ! Ici aussi, c’est par la grève générale, en 1936 ou en 1968, que les travailleurs ont pu contraindre le patronat aux reculs les plus importants.

Alors, il faut faire du 19 mars un succès et faire en sorte que les directions syndicales soient obligées de lui donner une suite si elles ne veulent pas que les travailleurs finissent par se passer d’elles.

Arlette Laguiller

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MessageSujet: Re: La GREVE, c'est pas que le 29 JANVIER   Sam 28 Mar à 2:42

Wesh mon petit univers Hiphop du 6.9.!!!

Bien ou bien ?


Lutte Ouvrière n°2121 du 27 mars 2009 a écrit:

Leur société


19 mars : de plus en plus nombreux dans la rue !


Le nombre de manifestants totalisé le 19 mars dans les 229 cortèges a dépassé celui du 19 janvier. Selon la CGT, 3 millions de personnes sont descendues dans la rue et, même selon la police, leur nombre, 1,2 million, était supérieur à celui de la précédente journée de grève et manifestation. Dans de nombreuses villes, le niveau de la mobilisation rappelait à certains les journées de Mai 1968, ou sans remonter aussi loin, certaines manifestations contre le projet de Contrat première embauche (CPE) qui avaient forcé le gouvernement à reculer.

À Paris, les organisateurs avaient prévu que, de la place de la République, deux trajets divergents soient empruntés par les manifestants jusqu'à la place de la Nation afin de permettre aux nombreux participants de s'écouler, plusieurs heures durant. Et ils étaient nombreux sur les deux parcours, 320 000 selon les syndicats et 85 000 selon la police, qui n'en avait compté que 65 000 le 29 janvier. Venus de toute la région parisienne, plus nombreux encore que la dernière fois à défiler derrière banderoles ou pancartes d'entreprises privées, grandes ou petites, les manifestants représentaient une quantité de secteurs des services publics, de l'industrie, du tertiaire, du commerce.

Des banderoles d'hôpitaux, de lycées, collèges, écoles primaires, de l'enseignement supérieur, réclamaient l'annulation des suppressions de postes et l'arrêt d'une politique de dégradation des services. Darcos, Pécresse et Bachelot (« La loi Bachelot tue l'hosto ») étaient pris pour cible, tandis que, périodiquement, le nom de Sarkozy était conspué par des centaines de voix. Des travailleurs de Citroën Aulnay, de Renault Flins ou du Technocentre Guyancourt précédaient des ouvrières du textile coiffées de chapeaux, des employés du notariat ou des employés de McDonald's qui rappelaient à qui en aurait douté « On n'est pas des steacks hachés ! ». Il y avait ceux d'Air France, de la Fnac, de VediorBis... On a vu multitude de petites banderoles de médiathèques, radios, grands magasins, grandes surfaces, qui proclamaient, elles aussi, d'une manière ou d'une autre, « on est là et on en a marre de payer la crise, par les suppressions d'emplois et les bas salaires » !

Un peu partout dans les cortèges, des lycéens et étudiants animaient la marche. Même un collectif « Sauvez les riches » était présent pour apporter sa touche d'ironie en carrosse, proclamant « Je suis riche, mais je me soigne ».

Ils ne l'étaient pas, en effet, les manifestants, jeunes ou moins jeunes, pour qui c'était la première grève, la première manif et sans doute pas la dernière. Pas plus que ne l'étaient ceux qui arboraient un badge « Retraité Floué » et visiblement... pas contents de l'être.

Comme c'était le cas pour l'immense majorité des présents.

Viviane LAFONT


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